"J'adore la mode mais c'est tout ce que je déteste"

Immersion dans le monde de la mode avec Loïc Prigent

11/01/2017

Publier un livre qui ne contient que des tweets ? Oui, c’est possible. Vous pensez que c’est absurde ? Mais c’est savoureux au possible. Les phrases recueillies par Loïc Prigent, quant à elles, le sont vraiment. Sous la forme d’un recueil de "pépiements", J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste (Grasset) du journaliste Loïc Prigent nous plonge dans les coulisses de la mode à travers des réflexions que vous n’avez jamais entendues de la part des créateurs, mannequins, attachées de presse, assistantes ou bien clients. 

Loïc Prigent en un clin d’œil

 

Né en Bretagne, Loïc Prigent est journaliste et cinéaste spécialisé dans la mode. Il a réalisé plusieurs documentaires dont Signé Chanel en 2005, Le jour d’avant en 2010 et le célèbre Karl Lagerfeld se dessine en 2013. En 2016, il rassemble les tweets les plus cultes de l’univers des défilés et des studios dans un livre intitulé, d’après une phrase qu’il l’a marqué, J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste (Grasset).

 

Pourquoi on aime J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste

 

Depuis trois ans, Loïc Prigent partage sur Twitter les citations les plus folles du monde de la mode. Sur ce réseau, ces phrases deviennent tellement virales que plus de 200 000 personnes suivent les actualités du journaliste. Loïc Prigent a ensuite reccueilli, de 2013 à 2016, tous ces "pépiements" et bribes de conversation pour en faire un livre intitulé J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste paru le 7 septembre dernier aux éditions Grasset. Bien sûr, toutes ces citations sont sorties de leur contexte d’origine et l’on pourrait penser qu’elles ont été retranscrites dans le but de se moquer. Mais sachez que Loïc Prigent n’est pas qu’un cynique : il est lui-même l’auteur de certains de ces bons mots, prenant part à cette mascarade, tel un miroir dans lequel il se regarde avec beaucoup d’autodérision.

 

Si vous prenez les transports en commun pour aller travailler, ce livre de 280 pages devrait occuper quelques-uns de votre trajet. Il vous fera sourire à coup sûr et vous croiserez très certainement le regard surpris des autres usagers car, par moment, vous risquez d’éclater de rire. Ce recueil de citations, dont on ne connaît jamais les auteurs, est hilarant de la première page à la dernière ! On n’en fini plus de rire et de se moquer gentiment de ces privilégiés qui travaillent dans le milieu de la mode et qui ne doivent pas habiter sur la même planète que nous. Tout y passe : les critiques, les remarques absurdes, incompréhensibles ou ridicules, les commentaires à côté de la plaque, les phrases chocs … Loïc Prigent signe ici un livre original au contenu déjà culte.

 

Et puisqu’on ne s’en lasse pas, voici une vidéo de Catherine Deneuve qui s’est prêtée avec malice au jeu de lire quelques extraits du livre à l’occasion d’une série de plusieurs vidéos qui ont été diffusées sur Arte lors de la Fashion Week 2016 de Paris.

 

 

Quelques extraits de J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste

 

"Oh la la, j’ai envie de lire un livre."

 

"J’ai pris le RER. Le collapse … c’est comme la braderie Isabelle Marant mais sans les fringues."

 

"Elle a fait combien de rénovations à son visage ? – Autant que de couches de peinture sur la tour Eiffel."

 

"L’inspiration, c’est une fille qui fait de la bicyclette sur un volcan."

 

"Je viens de me prendre une averse de type François Hollande."

 

"Ah non mais j’ai arrêté de tweeter les phrases cons que j’entendais, c’était trop chronophage !"

 

"En apéritif, nous dégusterons des tartelettes de doliprane."

 

"J’étais ce matin vers 8 heures dans la rue et il y avait un monde fou ! Les gens se lèvent hyper tôt en fait. J’hallucine !"

 

J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste dans la presse

 

"C’est souvent très drôle et parfois étrangement lucide sur cet univers un peu particulier." Europe 1

 

"Le titre du livre résume l'ambivalence que beaucoup de gens -y compris dans le milieu- entretiennent vis à vis de la mode. Ressent-il lui-même ce rapport d'amour-haine vis à vis d'elle? "Oui, un peu comme tout le monde." L’Express

 

"Ces "pépiements de la mode" sont cruels mais indispensables tant ils donnent à entendre un milieu clos quand il ne fait plus gaffe ("L'inspiration du défilé, c'est la crise migratoire en Europe") ou surjoue sa fonction quasi astrologique (dire au monde en juin 2016 ce qu'il va porter à la mi-novembre 2020)." Grazia

 

Emeline Léon 

 

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