"Il y a une relation très étroite entre le plaisir de la lecture et la tentation de l'illégalité. Je ne vois pas l'intérêt de ne lire que des histoires saines, justes, licites. Lire devrait toujours nous permettre d'être des criminels sans risquer la cour d'assises." "Premier bilan après l'apocalypse" de Frédéric Beigbeder.
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CritiqueComme lors de ses précédents albums, Titeuf dévoile son quotidien de jeune garçon en école primaire, avec sa maîtresse qui a les seins qui tombent, ses copains aux appareils dentaires et chaussettes qui puent, et sa Nadia qu'il aime par dessus tout.
Mais à mi-parcours de ces aventures, un nouveau personnage déboule dans cet univers bien huilé : la "grande" Ramatou, qui ne parle pas bien le français et qui "vient du Brougalistan... ou un truc comme ça...paraît que les soldats ont massacré toute sa famille... et elle a pu s'échapper."
Toutes les certitudes de Titeuf basculent lorsqu'elle lui sourit et le complimente sur ses cheveux ! Nadia ne sera plus l'idole inaccessible. Cela ne veut pas dire que les garçons et les filles vont enfin se comprendre dans la cour de récréation ! Cela veut juste dire que la pimbêche Nadia ne pouvait rester une belle icône de la féminité irrésistible et irréelle. A contrario, Ramatou représente l'amour réél dans une réalité très noire, celle d'un pays en guerre qu'elle a été forcée de quitter.
Les gags de la cour de récréation sont toujours très "pipi, caca, prout, zizi et crottes de nez" mais il y a une profondeur qui sied bien à cette fausse légèreté de Zep. On parle d'amour dans ce treizième opus, et ça fait du bien dans cette morosité de la rentrée scolaire !
A offrir à tous les pré-ado de votre entourage, et à lire avec une âme d'enfant retrouvée avec délices !
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