Livre associé à la critique
Métronome. L'histoire de France au rythme du métro parisien Lorànt DeutschVous êtes sur le profil de Yaelle Z
Les livres ont les mêmes ennemis que l'Homme : le feu, l'humidité, les bêtes, le temps, et leur propre contenu. (Paul Valéry)
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CritiqueJe suis, comme Lorant, une grande amatrice d'histoire, et surtout de l'anecdote, du détail, qui révèlent plus une époque que les grands faits historiques. J'ai donc été sérvie avec ce livre ! Mais même si j'ai beaucoup appris, je l'ai trouvé parfois un peu fouillis... Lorant n'est pas un écrivain même si sa passion est bien sûr présente dans le texte et ce feu intérieur qui l'anime nous accompagne nous aussi. Mais ces lourdeurs ont rendue ma lecture plutôt difficile ; sauts dans le temps, dans l'espace, Lorant peine à nous rendre sa connaissance, qui pour lui est comme un tableau puisqu'il la maîtrise, mais pour nous n'est que nouveauté. J'ai préféré la version texte, on apprend beaucoup plus de choses, on va véritablement au coeur de l'histoire. Mais je ne sais pas comment lire ce livre sans la version illustrée, cela me semble tout simplement impossible. Bien que nettement plus pauvre, celle-ci est indispensable. Je ne suis pas parisienne, je n'ai vu Paris qu'une seule fois dans ma vie pendant trois jours (bien que je rêve d'y retourner !) et les lieux, pour la plupart, ne m'évoquent pas grand-chose. Je connais le Louvre, que j'ai visité pendant mon petit périple parisien, mais pour le reste... Un jour j'y retournerai, avec le livre de Lorant dans mes bagages ! En fait, ce livre m'a plus émue que véritablement instruit : il transparaît dans ce texte un véritable coeur d'historien. Car les historiens sont des gens qui croyent à la magie. La magie des lieux, la mémoire et la voix des pierres, du temps. Les vrais historiens ne sont pas tant attachés aux dates qu'aux lieux. Ils sont les humbles médiums entre le passé et le présent. Car les lieux des hommes sont comme des jardins, et comme des serpents qui muent. Les plantes et les ronces poussent, la peau pousse la peau, les nouvelles pierres se posent sur les anciennes, se mêlent, créent des endroits hybrides. Le temps des hommes n'est pas un cycle de vie et de mort. Il est un temps d'accumulation, d'amoncellement de vieilles choses éternelles.














