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Un livre, c'est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c'est un trésor qu'il faut extirper d'un coffre verrouillé. Un livre, c'est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots. (Michel Bouthot)  
Lecteur

Livre associé à la critique

Fahrenheit 451 ; Chroniques martiennes ; Les pommes d'or du soleil
Sa note:
Rencontre du troisième type avec les hommes-livres 08/11/2009 par
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Critique













Fahrenheit 451 est un roman indubitablement engagé. Ray Bradbury, maître du roman d’anticipation, y dénonce en filant la métaphore les régimes dictatoriaux, qui, sous prétexte de briser la résistance et les esprits libres, détruisent les livres.


 


Sous le regard de Montag, des milliers de livres ont brûlé. Montag est un pompier chevronné, devenu expert en autodafé. Il vit dans un Etat totalitaire imaginaire, dans un futur indéterminé, où les livres sont interdits, confisqués, puis détruits. Montag obéit aux ordres, ne semblant pas se poser de questions sur la destruction systématique des livres. Un soir, en rentrant chez lui, il fait la rencontre de Clarisse, jeune femme peu ordinaire, qui l’interroge sur des questions existentielles. Peu à peu, germent chez Montag les premiers doutes. Ray Bradbury nous dévoile le secret de son anti-héros, qui lit en cachette les quelques livres qu’il a pu sauver. Le choix d’une vieille dame, amie de Clarisse, de se faire brûler avec ses livres, précipite la destinée de Montag.


 


En lisant Fahrenheit 451, on ne peut s’empêcher de revoir les images d’archives des autodafés de livres d’écrivains juifs et auteurs jugés « ennemis » du régime nazi. Echo du passé, tout autant que rappel présent de la nécessité d’une attention de tous les instants, le roman se fait politique. En prenant pour personnage un homme qui n’était pas destiné à devenir un rebelle, Ray Bradbury  fait de cet héros ordinaire le symbole d’une prise de conscience. On ne peut que s’émouvoir lorsque Montag rencontre les « hommes-livres », ces hommes et femmes qui ont choisi de résister en devenant les gardiens de livres disparus en fumée. 


 


Fahrenheit 451 est aujourd’hui un classique de science-fiction. Si certains pourront se passionner pour le monde imaginaire créé par Ray Bradbury, d’autres pourront y voir un pamphlet politique qui ne dit pas son nom. Un livre nécessaire.


 


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