Livre associé à la critique
On ne boit pas les rats-kangourous Estelle NolletVous êtes sur le profil de Marie V.
"Le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie." Baricco
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résumé du livreDans ce hameau aux terribles allures de bout du monde, chacun a une histoire à raconter, une raison d'être là. La résignation s'est installée et rares sont ceux qui essayent encore de trouver une sortie. De toute façon, c'est inutile : en se rendant à une extrémité du village, on se retrouve au côté opposé, dans une boucle sans fin. Une boucle qui reflète la vie des habitants. Leurs journées se répètent sur un modèle immuable, travail, passage à l'épicerie de Monsieur Den, beuverie au café de Dan. L'alcool permet d'oublier l'enfermement. Mais Willie, lui, n'accepte pas cette vie qui n'en est pas une. Il est né ici et n'a aucune réponse à la question qu'il pose à chaque habitant : pourquoi es-tu là ?
CritiqueSurtout, ne vous arrêtez pas aux premières pages ! Entrer dans ce roman n'est pas évident : le récit est rude, rocailleux comme le désert dans lequel il se déroule. Le désespoir suinte de partout. Chaque personnage semble plus déglingué, plus malheureux que le précédent.
Puis une tension apparaît, dans ce monde étrange, à la mécanique bien rodée, les grains de sable se multiplient. La quête de sens de Willie devient urgente, obsédante. Le récit ne cesse de gagner en intensité, jusqu'à l'explosion finale. Le dénouement est une véritable apocalypse au premier sens du terme : une levée du voile, une révélation. Il porte sur l'ensemble du roman un éclairage nouveau et hantera longtemps les pensées du lecteur.















