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On ne boit pas les rats-kangourous Estelle NolletVous êtes sur le profil de (M.) Dominique Léger
« Il ne s'agit pas de peindre la vie, il s'agit de rendre vivante la peinture. » Pierre Bonnard... De la peinture à la littérature !
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Critique
Livre lu en 2009 et dont je reprends le commentaire avant d'ouvrir le second opus de cette jeune romancière.
"Un titre étrange pour un premier roman étrange et attachant dans lequel la belle imagination de l'auteur anime le théâtre d'ombres de personnages pittoresques échoués dans ce qu'il faut bien appeler le trou du cul du monde, les uns revenus de tout, les autres - dont Willie le héros - parvenus à rien mais éclairés de l'intérieur par l'innocence du bon sauvage. Les uns et les autres noient leur vide existentiel dans la boisson : " Il suffit d'une pinte pour ne plus trouver les gueules des autres trop connues, l'endroit trop puant et le soir si pareil à celui d'avant ".
Que s'est-il passé dans ce pays de coyotes perdu dans le désert ? On ne sait plus très bien mais on sait qu'il ne se passera plus rien : " le nord mène au sud qui mène au nord et l'est mène à l'ouest qui mène à l'est, où qu'on aille on se retrouve au même endroit. " Sauf que... Le lecteur découvrira que le pire n'est pas toujours certain !
Albert Camus, à l'honneur ces jours cinquante ans après sa mort, se sentait "placé à mi-distance de la misère et du soleil." Le roman d'Estelle Nollet illustre par l'absurde que la noire misère jamais n'éteint le soleil. C'est ainsi que les hommes vivent."













