Livre associé à la critique
L'Absence d'oiseaux d'eau Emmanuelle PaganoVous êtes sur le profil de Stéphane Bo
Le seul conseil que l’on puisse donner à quelqu’un sur la lecture est de ne pas accepter de conseils, de suivre son instinct, d’utiliser son jugement et de tirer ses propres conclusions. (Paola Calvetti)
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Quelques mots sur l'auteurEmmanuelle Pagano est l’auteure des contrastes : le chaud et le froid, l’intérieur et l’extérieur, le bruit et le silence. L’auteure de la chair, du sang, de la sueur, des os, des sécrétions corporelles…l’auteure du corps ! L’auteure du désir…parfois brut et sans détours !
CritiqueLivre très original que celui-ci qui raconte une correspondance amoureuse entre deux écrivains dont l'objectif était den tirer un livre. Des deux écrivains cependant il n'en reste qu'un, elle, la femme qui écrit à son correspondant. Elle qui, au fil des pages, se trouve sous l'emprise de ce livre, sous l'emprise du désir aussi pour cet homme. L'écriture l'envahit, tout comme le désir. Cela peut sembler abstrait mais ça ne l'est pas, car avec Emmanuelle Pagano, les émotions et les sentiments revêtent un caractère concret et se matérialisent par le corps, quitte à ce que le récit soit parfois un peu cru, expression de ce désir brut !
Un livre original, risqué et marquant ! Ne le lisez pas, mais n'hésitez pas : mordez dedans !
Beaucoup de phrases relevées dans ce livre dont en voici quelques unes :
" Je ne veux pas écrire avec une fleur dans les cheveux, je voudrais écrire comme on mord dans la viande, avec des dents et de la faim, avec du sang et du désir. "
" Le papier cousu de lettres est plus résistant que la peau, que la chair, que les muscles, ce qu'on construit ensemble est fait de mots, le texte, le tissu en est inaltérable puisque les phrases publiées seront indélébiles. "
" ...dans l'écriture tu m'as quittée très vite, tu m'avais quittée bien avant d'être parti. "















