Livre associé à la critique
La Perrita Aurélie CondouVous êtes sur le profil de Karine POIRIER
" Lire c'est s'évader sans risque "
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CritiqueLe contexte historique d'abord. De 1976 à 1983, l'Argentine connaît la dictature de Videla.
Le dictateur met en place un vaste plan de " mise en conformité " de la population du pays.
Des dizaines de milliers de personnes sont enlevées, séquestrées, torturées puis assassinées. On les appelle pudiquement les " disparus ".
Certaines des femmes enlevées vont donner naissance à des enfants, soit qu'elles étaient enceintes lors de leur enlèvement, soit qu'elles le seront après avoir été violées par leurs tortionnaires. Ces enfants leurs seront enlevés à la naissance pour être adoptés par les militaires.
C'est dans ce contexte que se déroule l'histoire narrée par Isabelle Condou.
Au centre de ce roman une adolescente de 18 ans : Rosa / Valdinia
Le 24 décembre 1977, Ernestina doit réveillonner avec son fils unique et sa belle-fille enceinte. Elle ne les reverra pas. Elle aura beau chercher, se renseigner la seule réponse qu'elle obtiendra sera " Ils ont disparu ".
De son côté Violetta, une femme d'une quarantaine d'années mariée à un militaire souffre de sa stérilité. Son mari lui propose alors d'adopter un enfant.
Ces 2 enfants sont une seule et même personne : Rosa la petite-fille d'Ernestina et Malvina la fille de Violetta.
Les années passent, Rosa / Valdinia a 18 ans. La jeune fille alertée par ce qui se dit dans les médias, par son absence de ressemblance physique avec ses parents fait des tests génétiques qui lui permettent de retrouver sa famille biologique. Les 2 familles organisent, chacune de leur côté, un anniversaire pour Rosa / Valdinia. En l'attendant elles repensent à leurs vies.
Que fera Rosa / Valdinia ? viendra-t-elle fêter ses 18 ans ? chez qui ? pardonnera-t-elle à ces parents adoptifs ?
Le thème choisi pour ce livre est passionnant et pouvait donner lieu à un très bon roman. Malheureusement, les passages narratifs sont trop nombreux et les dialogues trop rares pour que je me sente vraiment emportée par l'histoire. Le livre, très introspectif manque de souffle. C'est dommage.












