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Critique de "Carrières noires"

Sa note:
Mélodie en sous-sol. 23/10/2012 par
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Critique"Carrières noires" de Elena Piacentini.

"Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces, après les derniers sacrements, quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses, moisir parmi les ossements." Baudelaire.

Les Editions Au-delà du raisonnable sont toutes, toutes jeunes.
Deux ans à peine.
Et déjà toutes ses dents pour croquer ferme dans le polar.

Est-ce bien raisonnable ?
"J'ai créé Au-delà du raisonnable pour ajouter au plaisir de lire celui de donner naissance aux livres, pour travailler avec de grands raconteurs d'histoires." nous dit Véronique Ducros, la fondatrice des Editions Au-delà du raisonnable.

Oui, oui, cher lecteur déraisonnable, j'insiste, je ne peux que vous inviter à découvrir cette nouvelle humeur.
Une nouvelle ration de lectures, ça fait chaud au coeur !

Elena Piacentini est la "mama" du flic corse Pierre-Arsène Leoni.
Elle nous guide dans les "Carrières noires", une quatrième enquête du commandant corse et son équipe de la PJ de Lille.

Justine Maes, une ancienne sénatrice (presque) toute puissante est retrouvée morte.
Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ?
Elle est (aussi et surtout) la tante, très très perfide, d'un futur candidat à la présidentielle, Norbert Fauvarque, député-maire, pas très, pas très catholique.
Ici, en haut, tout n'est que luxe, corruption et méchanceté.
Un monde hautain qui peut mettre à bas, plus bas que terre.

Et comme notre cher Leoni (tendance Arsène Lupin), en disponibilité, traîne ses basques (oui parce que "traîner ses corses" ça se dit pas, alors on dit "traîner ses basques") par là...et que Mémé Angèle le (re)pousse dans les orties...et bien Leoni est de retour.

Et nous voilà enfoncés (engagés de force) dans les carrières souterraines de Lezennes.
Galeries de craie blanche.
Lille la noire, pas loin.
Lampe frontale fortement recommandée pendant la lecture.
Ici bas tout n'est que silence, mystère et solitude.
"Ce que tu as pu me faire saigner ls oreilles avec tes silences..."
Mais qui se cache dans ce monde d'en-bas ?
Mais quel est ce nouveau monde baptisé "Invictus" ?
Intrigant, intrigant vous avez dit intrigant ?

Chers lecteurs, veillez à ne pas vous perdre, restez patients, réfléchissez de temps en temps (ça ne peut que vous faire du bien vous verrez...) mais n'ayez crainte, ne prenez pas vos jambes à votre cou, suivez l'auteure, suivez le fil d'Elena, elle connait la sortie.

Respirez, y'a tout à voir !
Une histoire de mondes parallèles...bien réels.
En récompense, un exit sur un final surprenant !

Les personnages de Piacentini sont plus vrais que vrais, ça se dit ça ?
Ah les parlotes irrésistibles des trois tatas flingueuses...
Trio inénarrable. S'il fallait l'inventer, Piacentini l'aurait fait.

Dans la famille Piacentini, je demande :
René Laforge la fouine fidèle, l'animal des basses oeuvres et, et surtout Joséphine, Chantal et Marie-Claude, donc, le gang des trois nanas, bonnes à tout faire...
Gang de toutes les crises : amoureuse, financière, voire informatique...
Elles, je les adore !
Je voudrais trop passer un week-end avec elles dans leur maison de La Panne.
Elles, celles de la dernière rangée, les larguées de la première heure.
Joséphine Flament, Chantal Delbecq, Marie-Claude Morel.
Retenez bien ces noms. Non, pas la peine de les retenir, vous n'êtes pas près de les oublier...
Et que dire d'Eliane Ducatel, médecin légiste aux décolettés vertigineux qui fait du grain corsé à notre corse.

Un polar très recommandable !
Un polar ?
Un roman d'amour. Un roman d'espoir. Un roman d'amitiés.
Tendre comme de la craie.
Qui laisse des traces d'humanité sur le dur tableau noir de l'inhumanité.

" (...) mais elle avait parfaitement compris que j'étais un monstre, un homme incapable de l'aimer (...) c'est sa présence qui m'était odieuse, insupportable. Je voulais qu'elle disparaisse. " La paix ", je voulais ça; je voulais rester seul dans mon sous-sol. " La vie vivante ", par manque d'habitude, elle m'avait écrasé tellement que j'avais du mal à respirer. " écrit Fédor Dostoïevski dans "Les carnets du sous-sol."

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23/07/2014

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