Vous êtes sur le profil de Léna Margerie
Chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même. [Daniel Pennac]
- 0 avis positif
- 0
Critique
Indigeste. Illisible. Cela ne m’arrive jamais, mais je n’ai pu aller jusqu’au bout de L’automne du patriarche de Gabriel Garcia Marquez. Pourtant l’intention du célèbre écrivain était bonne, le fond louable. Véritable satire déroutante de la dictature, L’automne du patriarche dépeint le portrait et la vie d’un vieux général, dont l’âge se situe « entre 107 et 232 ans », dictateur perdu dans son palais minable au fin fond de l’Amérique latine. Le personnage infâme et grotesque, complètement irréaliste, tombe amoureux de la reine de la beauté des pauvres, Manuelle Sanchez. La description qu’en fait Gabriel Garcia Marquez ne peut laisser indifférent ; même si le flot de mots, de phrases débordant sur plusieurs pages, est essoufflant, la plume de l’écrivain est remarquable, plongeant le lecteur dans une atmosphère glauque et inquiétante. Mais tout de même. Le point se fait attendre avec impatiente ! Aucun paragraphe pour permettre au lecteur de se reposer et se remettre de ce qu’il vient d’engloutir.
Dans ce récit, le patriarche abject vit dans la déchéance et meurt même à plusieurs occasions. C’est ainsi que Marquez tente, par la caricature, de faire tomber le mythe qui entoure les dictateurs, dénonçant la corruption, l’ivresse et les abus de pouvoir, la cupidité… L’ambiance, le thème et le style d’écriture délirant, plein de détails, tout cela se retrouve, paraît-il, dans d’autres de ses ouvrages. Allez, je vais reprendre la lecture de L’automne du patriarche, pour poursuivre avec Cent ans de solitude et Chronique d’une mort annoncée.
Livres associés par Léna Margerie














