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Date de naissance : 01/04/1975

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"La croissance intellectuelle et morale n’est pas moins indispensable que l’amélioration matérielle. Savoir est un viatique, penser est de première nécessité, la vérité est nourriture comme le froment. Une raison, à jeun de science et de sagesse, maigrit. Plaignons, à l’égal des estomacs, les esprits qui ne mangent pas. S’il y a quelque chose de plus poignant qu’un corps agonisant faute de pain, c’est une âme qui meurt de la faim de la lumière." Victor Hugo, *Les Misérables*, Partie VI, chapitre 7, 1862.  
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Corps volatils
Sa note:
Grinçant et dérangeant 03/10/2011 par
Cette critique a été lue 73 fois
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résumé du livrePrix Goncourt du premier roman 2008

CritiqueCe roman est "grinçant" sur bien des points. D'une part, l'auteur use et abuse d'un style trop recherché en métaphores alambiquées et en mots de vocabulaire peu usités, par exemple: anomie, catantieux, polymathe, clichetonneux....A force, on se fatigue, surtout si on est obligé d'avoir un dictionnaire à côté de soi pour bien saisir toutes les subtilités du style. D'autre part, même si l'intrigue (si on peut l'appeler encore comme cela) est intéressante: une jeune fille, Estella, tente de comprendre le suicide de son père écrivain, un être charismatique et narcissique, elle souffre de personnages réellement antipathiques. Dans cette quête elle est aidée par son ami d'enfance Colin "à l'unanimité une déception" selon ses propres termes, qui vit en colocation avec Quentin, anesthésiste fantasque et trafiquant de médicaments à ses heures perdues. Ce qui est étrange, c'est que pendant toute la durée du récit Paris "s'immerge" littéralement sous une pluie acide dangereuse et continue. Dans ce décor très fin du monde, nos trois personnages se cherchent, se trouvent, se séparent, tout en étant hanté par le souvenir de l'écrivain mort. Estella est le portrait typique de la fille gâtée, bipolaire et capricieuse; Colin est le "jouet" de la jeune fille, complétement soumis à la jeune femme dont il était le souffre douleur dans l'enfance. Enfin Quentin est pathétique dans son "overdose" de médicaments aux origines douteuses. Bref, ce roman laisse un arrière goût bizarre dérangeant et caustique, c'est pourquoi, à défaut de mettre 2,5 étoiles, j'en ai mis 3 pour la qualité de la prose, mais ce livre ne me laissera pas un grand souvenir.

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