Livre associé à la critique
Sunset Park Paul AusterVous êtes sur le profil de Virginie Neufville
"La croissance intellectuelle et morale n’est pas moins indispensable que l’amélioration matérielle. Savoir est un viatique, penser est de première nécessité, la vérité est nourriture comme le froment. Une raison, à jeun de science et de sagesse, maigrit. Plaignons, à l’égal des estomacs, les esprits qui ne mangent pas. S’il y a quelque chose de plus poignant qu’un corps agonisant faute de pain, c’est une âme qui meurt de la faim de la lumière." Victor Hugo, *Les Misérables*, Partie VI, chapitre 7, 1862.
- 3 avis positifs
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CritiqueJ'ai commencé la lecture du dernier Auster avec un handicap majeur, à savoir la lecture de recensions diverses et variées à son sujet, si bien que, avant même d'avoir tourné la première page, je partais avec la sensation "étrange et pénétrante" que ce roman me décevrait....Fi de tout cela, maintenant je peux joindre ma pierre à l'édifice de la critique de l'oeuvre austérienne. Je rejoins Val Bianco lorsqu'elle dit que cet opus ci déçoit un peu. Auster fait partie de ces auteurs américains (avec Roth) dont beaucoup pensent qu'ils n'ont pas le droit à l'erreur, ou plutôt n'ont pas le droit d'écrire une œuvre qui ne s'inscrit pas tout à fait à l'ensemble."Sunset Park" EST du Paul Auster indéniablement. Toujours ce narrateur omniscient qui connaît les moindres détails de la pensée de ses personnages, qui décrit des gens englués dans leurs problèmes familiaux ou sentimentaux et tentent (ou non aussi) d'y trouver une solution. Les cent premières pages sont captivantes. Le choix de Miles de plaquer études et famille pour ensuite "revenir à la vie" grâce à son amour pour la jeune Pilar, est du pur bonheur façon Auster. C'est ensuite que le bât blesse dans le sens où la dynamique générée par la première partie s'enraye. Auster privilégie alors une galerie de portraits de personnes qui vont croiser la vie de Miles. Ainsi, lorsque Miles revient à New York pour vivre à Sunset Park, "un coin de Brooklyn" alors que par "un hasard extraordinaire dans un monde de hasards extraordinaires et de désordre sans fin" ses parents y sont présents au même moment, le lecteur a droit à une succession de chapitres portant sur les colocataires du jeune homme ou sa famille. La dynamique de départ devient inertie: l'histoire passe au second plan, et au bout de trois ou quatre descriptions de caractères, on tourne en rond. Miles, grâce "à une force magnétique animale", reste le fil d'Ariane, le point d'ancrage du récit. Or, ce dernier n'avance plus et on commence à s'ennuyer. Dès lors, on peut se demander si ce choix de structure ne symbolise pas "l'extinction des possibles " (annoncée en quatrième de couverture), ou une volonté de mettre en avant la complexité de la nature humaine. Toujours est-il que l'ensemble s'enraye inexorablement, fatalement, oserai-je dire, et on regrette le début. Exercice de style, roman fourre-tout, ou pause littéraire, seul Auster pourrait nous donner la réponse, mais vu son pedigree, il a bien le droit à une défaillance!
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Victoire Nguyen
Membre
mon mail: nguyen.victoire@freesbee.fr. J'ai plus de page "facebook" depuis longtemps, je t'expliquerai par mail. Toi aussi tu peux m'écrire sur ma boîte mail. Lis si tu veux Babel. Je le découvre en fait car je n'ai jamais pu accéder à son oeuvre. Comme j'ai des amis un peu ici et là que j'ai gardé contact après être passée par une classe non francophone. J'ai pu grâce à eux connaître d'autres auteurs et à chaque fois je les lis et quand je trouve que c'est intéressant, je fais la critique sur Myboox. Je t'écrirai sur ta boîte mail dans les jours qui viennent. Voilà. Si un jour tu viens dans la région limousine .... Concernant Everett, "Effacement" est tout simplement GENIAL. Tu verras, avec "Le supplice de l'eau", il s'attaque à quelque chose de particulier. On commence par la mort de la fille du narrateur dans des circonstances atroces. Le père chope le meurtrier et là commence le point de non retour. En fait, à travers le père bourreau, c'est en quelque sorte une réponse aux exactions commises à Abou Ghraib. La subtilité c'est cet étroit passage entre l'histoire privée et l'homme tristement universel qui s'érige en tortionnaire prenant pour caution la philosophie antique et les pères fondateurs de l'Amérique. Ne l'achète pas. Tu n'as qu'à l'emprunter dans 1 bibliothèque. Par les temps qui courent, le livre est trop cher. J'avoue franchement que je vais sur "Priceminister" pour les occasions à 3 euros. J'ai de cette façon constitué ma bibliothèque. J'ai eu "L'archipel du goulag" (3 tomes) de cette façon. Sinon, c'est foutu!!!
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Virginie NeufvilleMembre officiel
voici mon mail helovivije@free.fr au cas où! Et j'ai aussi une page facebook que je partage avec mon mari, mais qui n'est pas l'étalage de ma vie privée comme tant d'autres le font.
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Virginie NeufvilleMembre officiel
je n'ai que "et que le vaste monde poursuive sa course folle" et franchement j'ai été déçue; depuis, c'est un auteur que je laisse de côté. Je n'ai jamais lu " le supplice de l'eau"; mon préféré de cet auteur est "effacement". J'essaye de lire un peu de tout sans me cantonner à un thème particulier, mes lectures sont le fruit de hasards, de conseils, de rencontres mais peu de "la grande librairie" car j'ai un peu de mal à supporter François Busnel...
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Victoire Nguyen
Membre
T'as pas aimé "Le chant du coyote"? Moi j'ai bien aimé. J'ai peut être 1 réserve concernant "Et que le vaste monde poursuive sa course folle": un peu surfé. Tu vas voir, concernant Youri Rytkhéou, c'est très intéressant car il se penche vraiment sur une minorité ethnique qui a été opprimée par la "soviétisation" de la population. Il décrit surtout cette schizophrénie de la perte d'identité et de langage (leur langue va disparaître selon le dernier recensement des langues des minorités ethniques du globe. Leur langue est inscrite en rouge). Il a une écriture qui ressemble un peu à ce que tu peux trouver dans la prose amérindienne. En ce moment je me penche de nouveau sur "La roue rouge" (T.1, Premier noeud) de Soljénitsyne. J'ai de l'avenir devant moi: il y a en tout 7 tomes !!!! Mais franchement, c'est un bonheur, je te jure. A quand la fin de "Absalon, Absalon!" et "Au zénith"? Ah oui, t'as lu "Le supplice de l'eau"?
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Virginie NeufvilleMembre officiel
j'ai beaucoup de mal avec McCann, trop superficiel et creux à mon goût; quant à Richard Russo...pas assez de place et de temps pour en discuter....Et les deux derniers auteurs cités (messages 2) je ne connais pas.
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Victoire Nguyen
Membre
Rebonjour Virgie, j'ai pris deux bouquins de Youri Rytkhéou "Unna" et "Le miroir de l'oubli". Ce sont des oeuvres assez intéressantes. Il s'agit ici du traitement que l'union soviétique réservait aux minorités ethniques. C'est l'ethnie des tchouktche. J'ai beaucoup aimé. Je ferai prochainement une critique dessus. Mais je te le conseille vraiment. çà te dépaysera vraiment je pense. Voilà. J'espère que cette fois çà passe aussi la chronique...















