Livre associé à la critique
Un hiver avec Baudelaire Harold CobertVous êtes sur le profil de Yaelle Z
Les livres ont les mêmes ennemis que l'Homme : le feu, l'humidité, les bêtes, le temps, et leur propre contenu. (Paul Valéry)
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CritiqueMoi qui aime les animaux plus encore que les hommes, je me suis régalée avec ce livre. Il traite en fait de deux thèmes : l'amour et l'intelligence des animaux, et la difficulté de vivre dans la rue. Le style n'a rien de fabuleux même si les mots sont bien choisis et nous mettent dans l'ambiance ; les chapitres sont courts et faciles à lire. C'est un vrai beau livre. Avec une vraie belle histoire, celle d'un homme qui même au plus bas, pense à se fille, sa petite princesse, et aime un chien ; un homme qui, avec l'aide des autres, réussira à s'en sortir. L'histoire aussi d''autres hommes qui aident leur prochain. Et enfin d'animaux fidèles. Il n'y a rien de sirupeux pourtant, pas de bons sentiments, notre société y est dépeinte avec un regard fin et acéré. A quelques semaines des grands froids, il est nécessaire de lire ce livre, de changer son regard, d'essayer de comprendre ce que vivent les sans domicile fixe, et surtout de comprendre qu'ils ne sont pas un produit de leur propre histoire mais de la société. Ca peut nous arriver à tous demain. Enfin, la fidélité d'un animal qui donne son coeur et sa confiance sans calcul m'a beaucoup émue. L'animal qui est heureux n'importe où pourvu qu'il y ait sont maître. Regardez un chien que l'on promène et qui explore les buissons : c'est de la joie pure. Pour rien d'autre que le ciel, l'herbe et les arbres, et son maître. C'est lui qui a tout compris de ce que, finalement, au jour de la mort, nous pourrons emporter. Je suis touchée qu'un auteur ait donné la place à un animal dans son oeuvre, et donc dans la littérature actuelle. Je vous avoue même qu'à la fin de ce livre j'ai pleuré, et peu de livres m'arrachent des larmes.














