Livre associé à la critique
Le Londres-Louxor Jakuta AlikavazovicVous êtes sur le profil de Sophie Masteau
"Lire des romans durant des heures me semblait la liberté suprême. Une façon de me projeter dans une autre existence que la mienne, plus belle et plus captivante. Un monde parallèle, haut en couleur. Une réalité moins désorganisée, une grille de lecture pour décoder l'existence. Une utopie encore plus merveilleuse que la masturbation. Premier bilan après l'apocalypse de Frédéric Beigbeder
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résumé du livreEn 1992, deux sœurs sont parties de Sarajevo à l'âge de 6 et 8 ans pour rejoindre un oncle expatrié à Paris. A 23 ans, Esme cherche sa sœur aînée, Ariana qui a été photographiée au Londres-Louxor avant de partir sans explications. Pour tout le monde, Esme est écrivain et sa sœur comptable en intérim au musée de la fondation Bührle.
CritiqueLe Londres-Louxor est un ancien cinéma des années 20 où se retrouve la diaspora bosniaque de Paris. C'est un lieu atypique, avec de grosses têtes de lions dans un escalier monumental qui ne mène nulle part.
Le prologue retrace en une douzaine de pages l'histoire de ce lieu peu commun.
"De l'absence d'Ariana, Anton avait conçu l'idée qu'elle n'était qu'un appât pour attirer Esme en ces lieux. Pour qu'elle apprenne quelque chose de son histoire. Ç'aurait été habile. Mais il n'y avait rien à apprendre ici - on savait, ou pas. Force était de constater que la plupart d'entre eux savaient."
Bizarrement construit, ce roman dont le prologue et l'épilogue auraient sans conteste pu être développés dans de véritables chapitres, laisse un goût d'inachevé.
Les personnages qui gravitent dans ce café désuet sont décrits succinctement et manquent de profondeur. Images très visuelles qui donnent une impression d'être face à un écran de cinéma plutôt que dans un livre.
J'ai cru à un moment que l'intrigue allait tourner au roman d'espionnage vu le contexte politique. Mais non, et je me suis sentie déroutée, pas assez développé à mon goût (187 pages).














