Dominique Fernandez - Biographie
Elève de l’Ecole Normale Supérieure, son agrégation d’italien en poche, Dominique Fernandez est envoyé à Naples, puis soutient sa thèse sur L’Echec de Pavese, publiée chez Grasset, et devient Docteur ès lettres, avant de devenir professeur à Rennes.
Son temps est partagé entre son travail d’enseignant, l’écriture et le journalisme, pour la quinzaine littéraire, L’Express ou Le Nouvel Observateur. En 1974, il reçoit le prix Médicis pour Porporino ou les Mystères de Naples, qui retrace la vie d’un castrat dans l’Italie du XVIIIème siècle. Fait rare, il révèle dans ce livre son homosexualité au public. Dans la main de l’ange, inspiré de la vie de Pasolini, est couronné par le Goncourt en 1982. Mars 2007, à 77 ans, c’est la consécration, il est élu à l’Académie française.
« Raconter des histoires : ce devrait être la fonction première du roman. » nous dit Fernandez dans l'Art de Raconter, en 2007. Grand voyageur, l’auteur s’inspire de ses aventures pour ses nombreux romans, comme Tribunal d’honneur ou Les enfants de Gogol. Fernandez parcourt le monde entre Russie, Syrie, Bolivie, Brésil ou Portugal. De ses périples, il ramène des récits illustrés par le photographe Ferrante Ferranti, son compagnon, dans Rapsodie roumaine paru chez Grasset en 1998. Spécialiste de l’art baroque et de l’Italie, il publie en 2008 le Dictionnaire amoureux de l’Italie.
Son œuvre considérable comporte plus d’une quarantaine d’ouvrages. Recherche littéraire ou romans, on peut notamment retenir L’Etoile rose, où il prend parti pour le PACS, et Le Rapt de Ganymède paru en 1989 chez Grasset, couronné du prix Méditerranée. En 2010, il publie Avec Tolstoï, et en 2011, toujours aux éditions Grasset, Pise 1951, chronique de la vie de deux étudiants dans l’Italie d’après-guerre.En 2012, il raconte dans Transsibérien (Grasset), son voyage de trois semaines à bord du mythique train russe.












