Vingt ans, le plus bel âge de la vie pour le Diable vauvert
11/03/2010
Sous la direction de Louis-Paul Astraud, la collection des éditions Au Diable Vauvert « à 20 ans » explore le bel âge de ceux qui sont aujourd’hui devenus des mythes. Une manière de dépoussièrer sans états d’âme les monuments de la littérature.
Depuis le mois dernier vous pouvez découvrir en librairies un Boris Vian insouciant et heureux dans J’avais vingt ans en 1940, un jeune Flaubert séduisant mais clairement névrosé dans Un vieux garçon, ou encore un Proust prêt à se battre pour se faire sa place dans les salons mondains dans Le temps de la recherche. Ces portraits de jeunesse « éclairent la personnalité en train de se construire, l’environnement familial et la formation intellectuelle dans le passage de l’adolescence à la vie adulte ».
Ce projet est apparu comme une évidence à Louis-Paul Astraud, journaliste et bibliophage compulsif. Celui qui, il y dix ans déjà, méditait sur l’idée de faire un recueil de portraits d’écrivains à vingt ans, s’est battu pour que cette collection juvénile voit le jour car, dit-il, le sujet « était bien trop intéressant pour n’en faire qu’un tout. Cela méritait plutôt d’être une collection ». Et, comme son nom l’indique, une collection ça n’a pas de fin, vous pourrez donc prochainement découvrir à quoi ressemblait Genet, Duras, Colette, Céline ou encore Katherine Mansfield à l’aube de leurs carrières.

















