Une exécution pas si ordinaire
03/02/2010
Pour son premier passage derrière la caméra, l’écrivain Marc Dugain a choisi d’adapter un de ses propres romans, Une exécution ordinaire (Gallimard).
Moscou, 1952. Staline (André Dussollier) sème la terreur, y compris dans l’intimité des foyers. Une jeune médecin urologue-magnétiseur (Marina Hands), mariée à un physicien désabusé par le régime en place (Edouard Bear), se retrouve secrètement liée au dictateur. Elle devient son médecin personnel. Entre confidences et manipulations, Staline excelle à s’immiscer dans la vie de la jeune femme. De l’art délicat de la terreur.
Après le succès cinématographique de son premier roman, La chambre des officiers (JC Lattès), sur le destin des gueules cassées, sublimé par la caméra de François Dupeyron, Marc Dugain franchit le cap de la réalisation. L'écrivain-cinéaste a pris le parti de ne traiter que la première partie de son roman, mais l’intrigue n’en est pas moins haletante. En tout cas, le cinéma lui donne des idées, car il va prochainement tourner l'adaptation d'une de ses nouvelles pour la télévision.

















