Tennis : Monica Seles, reconvertie en écrivain ?
20/02/2012
Retirée du monde du tennis depuis 2003, l’ex-numéro 1 mondiale Monica Seles a aujourd’hui changé de vie. Elle se consacre notamment à l’écriture de nouvelles sur le sport.
Deux ans après sa biographie, Getting a grip on my Body, my Mind, my Self, l’ex-championne de tennis, Monica Seles, reste visiblement proche du monde littéraire.
Dans une interview accordée à L’Equipe.fr, l’ancienne joueuse yougoslave confie avoir changé de vie et se consacrer à l’écriture de nouvelles à l’attention du jeune public : "J'écris des nouvelles sur le sport pour les adolescents de 14 à 16 ans, explique Monica Seles. La collection s'appelle "L'académie" ("The Academy", éditions Bloomsbury) et on y traite de basket, de football, et bien sûr, de tennis."
Membre de la Fondation Laureus avec Martina Navratilova, la championne entend, grâce à ces nouvelles, transmettre sa passion à des jeunes filles n’ayant pas accès au monde du tennis et du sport en général: "Nous pensons que le sport peut changer la vie de jeunes enfants à travers le monde, qu'ils pratiquent le tennis, le football, le basket ou autre. (…) Dans certains pays où l'on se rend, des jeunes filles n'ont jamais joué au tennis, n'ont aucun parent qui pratique ce sport. Si on va les voir, ça peut leur donner envie, ça peut les inspirer."
Une biographie-confession
Monica Seles n’en est pas à sa première expérience littéraire. En 2009, la plus jeune numéro 1 mondiale de l’histoire du tennis féminin livrait déjà dans sa biographie Getting a grip on my Body, my Mind, my Self un témoignage saisissant sur le combat qui fut le sien pour réapproprier son corps, son estime de soi et sa féminité, suite à l’agression qu’elle subit à Hambourg en 1993 et qui bouleversa sa carrière : "Cela ne m'intéressait pas d'écrire un livre qui se serait contenté de raconter mes grandes victoires ou de revenir sur l'attentat dont j'ai été victime en 1993, expliquait-elle alors dans les colonnes de L'Equipe Magazine. Je voulais qu'il serve à quelque chose. Oui, j'ai eu un grave problème d'addiction à la nourriture. Je m'étais transformée en une championne grosse et informe que j'exposais au regard du public. Mais j'ai fini par trouver une issue pour me sauver. Et c'est ce que je voulais partager...".
Monica Seles n’est pas la première championne à trouver refuge dans les livres. Le 7 février dernier, la triple lauréate de Roland Garros, Arantxa Sanchez publiait un ouvrage-choc dans lequel elle accusait ses parents de l’avoir "laissée sans rien".
Photo : Stacey Warnke Licence : Creative Commons
O.S
















