Prix Goncourt : histoire des lauréats
02/11/2011
Officiellement fondé en 1902 et remis pour la première fois à John-Antoine Nau le 21 décembre 1903, le Prix Goncourt est l’une des récompenses littéraires françaises les plus prestigieuses. Créé par le testament d'Edmond de Goncourt en 1896, décerné chaque année au début du mois de novembre, il récompense "le meilleur ouvrage d’imagination en prose, paru dans l’année" et assure au lauréat une somme symbolique de 10 euros, mais surtout une mise en place et un tirage très importants pour son livre.
Composé de dix membres, tous écrivains de langue française, le jury Goncourt se réunit le premier mardi de chaque mois au premier étage du restaurant Drouant, à Paris, de façon bénévole et dans un esprit convivial. Depuis 2008, ils ne peuvent appartenir au jury s'ils sont rémunérés par une maison d'édition.
Le palmarès
2011 : Alexis Jenni, L'Art français de la guerre (Ed. Gallimard)
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Annoncé comme le grand favori des sondages, Alexis Jenni décroche la récompense suprême pour son premier roman L'Art français de la guerre (Ed. Gallimard). Il remporte la victoire à 5 voix contre 3 pour Du domaine des murmures (Ed. Gallimard) de Carole Martinez. |
2010 : Michel Houellebecq La carte et le territoire (Ed. Flammarion)
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Déjà pressenti pour le prix Goncourt à deux reprises – en 1998 pour Les Particules élémentaires et en 2005 pour La possibilité d’une île, Michel Houellebecq est finalement couronné, à 7 voix contre 2, pour La Carte et le territoire, l’un de ses romans les moins controversé. L’histoire raconte que les membres du jury Goncourt n’ont mis que deux minutes à choisir ce lauréat, ce qui est un record. |
2009 : Marie NDiaye Trois femmes puissantes (Ed. Gallimard)
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Marie N’Diaye a été couronnée en 2009 par le Jury Goncourt pour son neuvième roman Trois femmes puissantes (Gallimard), à 5 voix contre 2 pour La Vérité sur Dieu de Jean-Philippe Toussaint et Les Heures souterraines de Delphine de Vigan. Elle est alors la première femme à obtenir le Goncourt depuis 1998. |
2008 : Atiq Rahimi Syngué Sabour. Pierre de Patience (Ed. POL)
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Ecrivain franco-afgan né en 1962 à Kaboul, Atiq Rahimi reçoit le prix Goncourt le 10 novembre 2008, à sept voix contre trois à Michel Le Bris (La Beauté du monde chez Grasset), pour son premier roman écrit en français, Syngué sabour (Ed. P.O.L). Passionné par Marguerite Duras, Atiq Rahimi raconte qu'à son arrivée en France en 1984, il consacra toute son allocation de réfugié à l’achat de l’Amant – prix Goncourt cette même année. |
2007 : Gilles Leroy Alabama Song (Ed. Mercure de France)
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Professeur, puis journaliste, Gilles Leroy avait relevé la gageure, en 1995, de s’installer à la campagne pour "vivre de sa plume". Une audace largement récompensée par son succès et auréolée par le Goncourt, reçu en 2007 pour Alabama song. Dans ce livre, l’auteur raconte l’histoire vraie de Zelda Fitzgerald, épouse du célèbre écrivain américain. |
2006 : Jonathan Littell Les Bienveillantes (Ed. Gallimard)
2005 : François Weyergans Trois jours chez ma mère Grasset
2004 : Laurent Gaudé Le soleil des Scorta (Ed. Actes Sud)
2003 : Jacques-Pierre Amette La maîtresse de Brecht (Ed. Albin Michel)
2002 : Pascal Quignard Les ombres errantes (Ed. Grasset)
2001 : Jean-Christophe Rufin Rouge Brésil (Ed. Gallimard)
2000 : Jean-Jacques Schuhl Ingrid Caven (Ed. Gallimard)
1999 : Jean Echenoz Je m'en vais (Ed. Minuit)
1998 : Paule Constant Confidence pour confidence (Ed. Gallimard)
1997 : Patrick Rambaud La Bataille (Ed. Grasset)
1996 : Pascale Roze Le Chasseur zéro (Ed. Albin Michel)
1995 : Andreï Makine Le Testament français (Ed. Mercure de France)





















