Michel Houellebecq a recopié des articles de Wikipédia
06/09/2010
Selon le magazine Slate.fr, Michel Houellebecq aurait recopié dans son dernier livre, des passages entiers de l’encyclopédie en ligne Wikipédia. Initialement prévue pour le mercredi 8 septembre, la date de parution de La carte et le territoire a été avancée à vendredi dernier.
En effet d’après le magazine, l’auteur le plus médiatisé de la rentrée littéraire aurait notamment «copié-collé» les descriptions de la ville de Beauvais, de la mouche domestique et de Frédéric Nihous, le président de Chasse, pêche, nature et traditions. Michel Houellebecq aurait également utilisé dans son livre des fiches explicatives du ministère de l’intérieur pour définir le rôle d’un commissaire de police.
De son côté la maison d’édition récuse l’accusation de plagiat: «Michel Houellebecq utilise effectivement les notices et sites officiels comme matériau littéraire brut pour parfois les intégrer dans ses romans après les avoir retravaillés. Si certaines reprises peuvent apparaître telles quelles "mot pour mot", il ne peut s’agir que de très courtes citations qui sont en tout état de cause totalement insusceptibles de constituer un quelconque plagiat, ce qui constituerait une accusation très grave. Lorsque nous avons pu constater ces très rares reprises, nous avons remarqué que la source n'indique pas elles même l'identité des auteurs.»
Selon Flammarion copier n’est pas plagier. En effet, les articles de Wikipédia sont publiés sous licence libre, ce qui signifie qu’ils peuvent être réutilisés, modifiés et rediffusés à condition d’indiquer l'auteur du papier. Ce que Michel Houellebecq n’a pas fait.
Mais le pouvait-il? Wikipédia est un site participatif. Chaque article est une œuvre collective et ne possède pas d’auteur attitré. C’est bien pour cette raison que Michel Houellebecq a peu de chances d'être poursuivi en justice.
Cette controverse ne fait qu’alimenter le tapage médiatique autour de La carte et le territoire. Déjà en août dernier, l’écrivain Tahar Ben Jelloun, membre de l’Académie Goncourt, signait dans la Repubblica un véritable réquisitoire contre le dernier roman de Michel Houellebecq (voir l’article).

















