Les bibliothèques italiennes ouvrent leurs portes à Google
12/03/2010
Alors que le projet Google Books soulève la polémique, le ministère italien de la Culture a signé, mercredi dernier à Rome, un accord avec le géant américain autorisant ce dernier à numériser plusieurs milliers de livres issus des bibliothèques nationales romaines et florentines.
D'ici les deux prochaines années, le centre de numérisation que Google a l'intention de mettre en place, devrait faire passer le nombre d’ouvrages catalogués et traduits en métadonnées de 285 000 à un million. Ainsi, la Bibliothèque Nationale de Florence rendra disponibles des travaux scientifiques rares datés du XVIIIème siècle, celle de Rome donnera accès aux écrits de Kepler, de Galilée et de bien d’autres encore.
Cet accord avec le gouvernement italien tombe à pic pour le groupe américain qui, depuis quelque temps, a maille à partir avec Microsoft, Yahoo !, Amazon et de nombreux éditeurs qui ont porté plainte contre lui. Accusé en 2005 d’avoir bafoué les droits d’auteur, Google a cette fois pris ses précautions. Parmi les collections italiennes, ne seront numérisés que les livres publiés avant 1860, c'est-à-dire libres de droits.
Pour Google, en tractation avec Rome depuis août 2008, cet accord a une signification politique forte. Le moteur de recherche, qui collabore déjà avec une quarantaine de bibliothèques à travers le monde, n’était jamais parvenu à une signature ministérielle telle que celle-ci. Le ministre italien de la culture, Sandro Bondi, s’est quant à lui contenté de saluer « l’ouverture d’une nouvelle voie pour la culture, l’entreprise et les nouvelles technologies ».
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