Le pastiche, une valeur sûre ?
15/12/2009
Patrick Rambaud s’appête à publier le troisième volet de ses œuvres parodiques sur Sarkozy, Seth Grahame-Smith reviste Jane Austen à la sauce gore. Plus que jamais, le pastiche inspire les auteurs. Les lecteurs, eux, en redemandent.
Dans la lignée de Proust, Paul Reboux et Charles Muller, les auteurs français adorent se moquer de leurs pairs en imitant leur plume et leurs manières. Ainsi, Patrick Rambaud prépare pour la nouvelle année la sortie d’un troisième volet de Chronique du règne de Nicolas Ier (Grasset, à paraître le 6 janvier).
Maître du genre, il s’est inspiré de Saint-Simon et de ses mémoires pour faire de l’actuel président de la République sa proie fétiche. Il a déjà consacré deux tomes au « Précieux Souverain », son animal politique préféré.
Autres cibles des facétieux pasticheurs : les grands classiques de la littérature. Seth Grahame-Smith s’en est donné à cœur joie en rédigeant Orgueil et préjugés et zombies (Flammarion) et Raison et Sentiments et monstres marins (à paraître). L’auteur a même eu l’insolence d’inscrire son nom à côté de celui de Jane Austen sur la couverture… Avec de la farce, du gore, et Jane Austen en prime, ces ouvrages séduisent de plus en plus de lecteurs. Mais ne pensez pas que les auteurs contemporains soient à l’abri du pastiche.
Fier défenseur du genre, Pascal Fioretto surfe sur la vague des best-sellers. Dans la même veine que le Gay Vinci Code (Chiflet & Cie) et son livre Et si c’était niais (Chiflet & Cie) l’écrivain et journaliste a publié en septembre dernier L’Elégance du maigrichon (Chiflet & Cie). Le pastiche a donc la dent dure, et les cibles ne semblent pas manquer aux adeptes du genre qui, pour se démarquer, jouent la transgression et l’audace en déployant des trésors d’inventivité !
















