Le nouveau Yasmina Khadra
11/01/2010
Avec L’Olympe des Infortunes (Julliard), une fable sur la décadence de notre civilisation, Yasmina Khadra se détache de ses thèmes de prédilection,
Yasmina Khadra. Derrière ce nom de plume se cache Mohammed Moulessehoul, ancien colonel de l’armée algérienne, devenu écrivain à temps plein. Il s’était fait connaître pour ses romans noirs, dont Morituri (Baleine), et son incorruptible commissaire Brahim Llob, dans une Algérie dévorée par le fanatisme et les luttes de pouvoir. Il se lance dans la dénonciation des ravages du djihadisme en 1998 avec Les agneaux du Seigneur (Julliard). En 2001, il révèle sa véritable identité dans son autobiographie, L’écrivain (Julliard). Et devient l’auteur à succès que l’on connaît.
Le grand public le découvre alors avec une trilogie sur le terrorisme : Les hirondelles de Kaboul, L’attentat, Prix des libraires 2006, et Les Sirènes de Bagdad (Julliard), qui s’écoulent à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. C’est à un thème encore plus personnel qu’il s’attèle en 2008, avec Ce que le jour doit à la nuit (Julliard), Prix Roman France Télévisions, histoire d’amour impossible sur fond de Guerre d’Algérie. Sa réédition en format poche s’est déjà vendue à 425 000 exemplaires.
Aujourd’hui traduit dans une trentaine de pays, Yasmina Khadra s’est donc attaqué à un autre défi : écrire un roman atemporel, dans un lieu indéterminé, sur une communauté de clochards vivant dans l’illusion de la liberté. Lui qui refuse de s'enfermer dans une catégorie, il signe un retour aux romans des origines, comme Amen ou De l’autre côté de la ville (L’Harmattan).

















