Le nouveau beaujolais littéraire est (presque) arrivé !
13/12/2009
491. C’est le nombre de romans à paraître en janvier et février 2010. Les tendances restent très variées, mais la rentrée littéraire hivernale réserve malgré tout quelques surprises.
Comme tous les ans, janvier crée son avalanche de livres. Et pourtant, derrière cette déferlante de nouveautés, les chiffres annoncés cette semaine par Livres Hebdo sont alarmants. Le nombre d'ouvrage de romans publiés est revu à la baisse. En effet, la rentrée 2010, propose 67 romans de moins que l’an passé, soit une baisse de 12%. Et ce sont les romans étrangers qui sont les grands perdants, avec 20% de production en moins. Faut-il s’en inquiéter ? Editeurs et libraires y voient l’opportunité de se recentrer sur la qualité des livres proposés. En d’autres termes, « publier moins pour publier mieux ».
D’ailleurs la sélection concoctée par les différentes maisons d’édition est étonnante ! Entre romans d’écrivains reconnus et réapparition d'auteurs déjà remarqués, le premier roman se voit dérouler le tapis rouge.
Parmi ces centaines de romans, les pronostics vont bon train sur ceux qui s’avéreront incontournables. Avec cette année, un retour sur les histoires intimes et familiales, comme le livre de Yann Quéffélec, Le piano de ma mère (L’Archipel) ou celui de Nathalie Rykiel, Tu seras une femme, ma fille (Calmann-Lévy). Les destins brisés par les tragédies de l’histoire sont aussi très attendus , comme ceux racontés dans le bouleversant Dans ma peau (Stock) de Guillaume de Fonclare ou Ru (Liana Levi) de Kim Thuy. Autre originalité, une analyse de la psychologie humaine, comme par exemple Anges (Albin Michel) de Julie Grelley, qui explore les failles de la folie intérieure.
Plus étonnant encore : les O.L.N.I., comme Auteur Academy (Grasset) de Pierre Chavagné, ou encore l’entrée en piste de « fils ou filles de »: chez Flammarion par exemple, Pierre Simenon signe Au nom du sang versé (Flammarion), ou Elsa Fottorino, Mes petites morts (Flammarion). Et dernière nouveauté, les artistes-écrivains : Damien Luce, musicien, et frère de Renan Luce, qui publie Le chambrioleur (Héloïse d’Ormesson).
Parmi les auteurs qui ne passeront pas inaperçus, le Norvégien Jostein Gaarder, qui fait son retour en force avec un roman philosophique pour adultes, Le château dans les Pyrénées (Seuil), plus de dix ans après Le Monde de Sophie (Seuil). James Ellroy achève sa trilogie commencée en 1995 avec Underworld USA (Rivages). Enfin, Luis Sepulveda représentera la littérature hispanique avec L’ombre de ce que nous avons été (Métailié). Dans les auteurs français, outre les anciens lauréats de prix littéraires comme Gilles Leroy, Jean-Jacques Schuhl, Hédi Kaddour et Franz-Olivier Giesbert, on pourra lire Yasmina Khadra avec L’Olympe des infortunes (Julliard) et Christian Gailly, deux fois adaptés au cinéma cette année, avec Lily et Braine (Editions de Minuit).
La « rentrée littéraire d’hiver », un bon cru ? La réponse dans quelques semaines…
Image: Tom Woodward
















