"Le ministère des ombres" de Pierre Lepère
30/09/2010
Dans Le ministère des ombres, Pierre Lepère redonne vie à deux figures majeures du XVIIème siècle: Fouquet et Colbert. Le 9 mars 1661, le ministre Mazarin s'éteint. Désormais, Louis XIV, entend gouverner seul. Dans un dernier souffle, Mazarin le met en garde contre Nicolas Fouquet, surintendant des finances.
Le lendemain de la mort de Mazarin, Louis XIV impose alors à Fouquet un assistant: Colbert, secrètement chargé de le surveiller. Tout les oppose: Fouquet, le roturier charmeur et amoureux des arts, ne supporte pas Colbert, le bourgeois sans fantaisie et terre à terre. Pierre Lepère s’amuse de cette opposition et fait de Nicolas Fouquet le dindon de la farce.
Colbert, jaloux de Nicolas Fouquet cherche à l'évincer. De son côté, Fouquet, par ses ambitions démesurées provoque les suspicions du roi. Richissime, influent, à la tête d’une armée maritime sur son marquisat de Belle Île, le surintendant a des projets bien trop grands. Il veut faire de son fief breton, le point névralgique de la flotte française. Ports, entrepôts, sociétés commerciales, navires de guerre, Fouquet devient peu à peu extrêmement puissant. Colbert saisit cette si belle occasion d’achever son ennemi. Il faire croire au roi que Fouquet est un rival. Bientôt, il pourra lever une armée contre lui et alors qu'adviendra-t-il?
Fouquet lui, fait sa cour auprès du roi. Le 17 août 1661, il organise dans son château de Vaux-Le-Vicomte, une grande réception en l'honneur de Louis XIV. Pour le recevoir comme il se doit, Fouquet réunit les meilleurs : Vatel à l’intendance s’active à la préparation des menus, Molière est chargé d’écrire une pièce en 15 jours, Lully compose la musique… Malheureusement, cet étalage de grandeur n’aura pas l’effet escompté. Le roi en repartant s’écrira: «Il voulait aujourd’hui nous faire honte de notre pauvreté». L'heure de la disgrâce a sonné!
















