Le Goncourt des blogueuses
29/09/2010
Alors que la remise, le 8 novembre prochain, du prix Goncourt approche, MyBOOX est allé à la rencontre de quatre blogueuses qui, le temps d’une chronique, se sont glissées dans la peau des jurés pour élire leurs coups de cœur de cette rentrée littéraire 2010. Français ou étrangers, historiques ou romantiques, à chacun son Goncourt !
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Changement de décor pour le coup de cœur de Tamara de Tamaculture, Bifteck de Martin Provost. Quimper, 1914 : André Plomeur, 13 ans, fait le service dans la boucherie de son père. Les semaines passent et la clientèle féminine commence à affluer devant l’enseigne familiale pour « profiter des faveurs du petit boucher dont l’efficacité s’est rependue dans une large partie de la côte sud du Finistère ». Mais le petit jeu n’est pas sans conséquence : à seulement 16 ans, André a déjà 7 bouches à nourrir. Et, comme si cela ne suffisait pas, voilà que, Armistice oblige, les hommes commencent à rentrer au pays. Ni une, ni deux, André embarque sur un vieux radeau avec ses 7 bambins, direction l’Amérique ! Pour connaitre la suite, il faut lire « ce magnifique conte sur la paternité à l’écriture carnassière et au dénouement drôle et inattendu ».
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Traversons l'Atlantique, c'est là, en Amérique, que vivent Aibileen, Minny et Miss Skeeter, les trois héroïnes de La couleur des sentiments de Kathryn Stockett, coup de cœur de Fashion de Happy Few. Jackson, Mississipi, 1962 : plongée dans l’Amérique ségrégationniste. « Trois femmes, deux noires et une blanche : Aibilenn, celle qui a des talents pour la prière et l’écriture, qui sert de bonne et élève les enfants de Miss Elizabeth ; Minny, celle qui ose répondre à ses patronnes et se retrouve à travailler pour Miss Celia, et Miss Skeeter, la blanche qui a des idées de gauche et des velléités d’écrivain et qui décide un jour d’écrire un témoignage sur la vie de ces femmes noires ». L’histoire d’un pays et du combat d’un peuple soumis à l’esclavagisme. La couleur des sentiments, « un roman lucide et profondément émouvant, qui prend le lecteur dans un maelström de sentiments très forts, de la révolte à la compassion, du rire à l’émotion pure, celle qui vous flanque la chair de poule et vous fait verser une larme » dixit Fashion.
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