Le coup de gueule de Michel Onfray contre Jean-Paul Sartre
11/02/2012
Le philosophe a déclaré sur RTL que contrairement à Camus "qui ne s’est jamais trompé", Sartre avait beaucoup de "sang sur les mains".
Invité de l’émission Les livres ont la parole pour parler de son dernier livre L'ordre libertaire (Flammarion), le philosophe Michel Onfray s’est livré à un véritable réquisitoire contre Jean-Paul Sartre, dimanche 5 février, sur RTL.
"Camus, lui, ne s’est jamais trompé"
Interrogé sur les différences existantes entre les deux intellectuels et sur les faits qui pourraient justifier une éventuelle supériorité de Camus sur Sartre, Michel Onfray assène : "Camus ne s’est jamais trompé. (…) Sans avoir été du côté des Etats-Unis ou de l’Union Soviétique, il a réussi à nous dire qu’on pouvait être de gauche, sans défendre le socialisme des barbelés."
Une rigueur idéologique que Michel Onfray ne prête pas à Jean-Paul Sartre. L’auteur de la Contre-histoire de la philosophie accuse l’intellectuel d’avoir sur les mains du sang soviétique, cubain et chinois pour avoir "défendu toutes les dictatures marxistes-léninistes du siècle" : "Je n’agresse pas Sartre, je dis juste ce qu’il a fait", se défend-il au micro de Bernard Lehut.
"BHL a le sang libyen sur les mains"
Mais le philosophe ne s’arrête pas là et ne se montre pas plus tendre avec ses contemporains : "Vous en avez aujourd’hui qui sont à peu près les mêmes, BHL a le sang libyen, afghan sur les mains, Alain Badiou, le sang cambodgien, lâche-t-il. Il faut assumer que le discours que l’on produit à l’abri (…) peut produire des effets."
Michel Onfray termine son propos en écorchant les deux principaux prétendants à l’Elysée. Appelé à donner son avis sur les références de François Hollande à Albert Camus lors de son discours au Bourget, le philosophe s’est amusé : "Le Point a fait un beau dossier sur mon livre, je pense qu’il a plus lu le dossier du Point que mon livre. Ca faisait peut-être partie des bonnes références et des bonnes citations fait mettre pour pouvoir ratisser large."
"Rapatrier Camus au Panthéon ? Non !"
Nicolas Sarkozy n'est pas non plus épargné : "Déjà notre ami Sarkozy avait considéré qu’il fallait rapatrier les cendres de Camus au Panthéon. Non ! J’en fais une espèce de symptôme de politique politicienne mais sûrement pas, malheureusement, le symptôme d’un retour à Camus."
O.S
















