La vie secrète de J.D Salinger
23/03/2010
Décédé il y a deux mois, l’écrivain J.D. Salinger révèle petit à petit les secrets qu’il cachait dans sa retraite silencieuse du New Hampshire.
Difficile de savoir qui était Salinger, cet homme qui disparut de la vie publique après avoir commis un best-seller mondial, L’attrape-cœurs. Qui faisait des procès à tous ceux qui s’intéressaient à lui d’un peu trop près. Qui jetait un regard noir et furieux aux photographes dont il traquait les objectifs. On l’a dit supérieur, hautain, désagréable. Et si c’était tout le contraire ?
Werner Kleeman, un ancien ami de l’écrivain, en a dressé un portrait beaucoup plus chaleureux sur le site internet du Spiegel. Kleeman et Salinger se sont rencontrés dans le Devon, en Angleterre, quelques mois avant le débarquement en Normandie. Voilà le genre d’événement qui vous lie à la vie à la mort, et c’est en effet ce qui s’est passé entre les deux hommes.
Kleeman se souvient de « Jerry » dans la guerre : un homme qui refusait d’attacher les lanières de son casque et buvait du champagne dans des coupes en plastique avec Ernest Hemingway. C’est aussi un témoignage d’amitié que livre Kleeman, en le décrivant comme "sensible et chaleureux", et en racontant les deux visites qu’il lui a rendues dans sa maison de reclus dans le New Hampshire.
Il dit avoir vu la pièce – source de fantasmes - où l’auteur rangeait ses manuscrits, qu’il a toujours refusés de publier. Les lettres que les deux hommes se sont échangées sont actuellement conservées à la banque. Si Kleeman consentait à les vendre, la bibliothèque Morgan de New York les estimerait à 60 000 dollars. La signature de « Jerry » vaut de l’or.

















