L’héritage Salinger en toutes lettres
15/02/2010
Invisible et mystérieux de son vivant, J.D. Salinger ne s'est jamais autant révélé depuis qu'il est mort. Dernière exhumation en date : onze lettres du romancier, que va exposer la Morgan Library.
Vendredi dernier, le New York Times révélait sa petite découverte : la Morgan Library, située au cœur de Manhattan, détiendrait, suite à un don de Carter Burden, une série de onze lettres de J.D Salinger, adressées à son ami proche, E. Michael Mitchell. S’étalant de 1951 à 1993, elles seraient la preuve que l’écrivain n’a jamais cessé d’écrire, y compris après sa retraite précoce, loin de la vie new-yorkaise.
La première lettre, datée du 22 mai 1951, montre Salinger à l’aube du succès de L’attrape-cœurs. Les dix autres sont envoyées de sa retraire du New Hampshire. Il y décrit la manière dont il vit ses premières années de gloire juste avant le silence radio, mais aussi sa fascination pour la culture pop et la politique.
On apprend aussi beaucoup sur ses rituels d'écriture. Salinger écrit tous les jours dès six heures du matin, et dit ne s'interrompre « que si c’est absolument nécessaire ». Pour certains, c’est la preuve que des inédits sortiront bientôt des tiroirs secrets de l’homme de lettres. Pour d’autres, c’est l’occasion de se familiariser avec le quotidien d’un homme qui avait décidé de vivre sa vie loin des caméras. Et d’entrer ainsi dans la légende.
Image: Frank C. Müller, Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5 Generic





















