L'Attrape-Livres : Robert Laffont, héros d'une bande dessinée
06/10/2011
Le livre en quelques mots : Une BD pas comme les autres pour un éditeur pas comme les autres. En savoir plus sur L'Attrape-Livres
Les auteurs en un clin d’œil : L’Attrape-Livres n’est pas l’œuvre d’un mais de deux auteurs, tous deux amis de longue date de la maison Robert Laffont. En savoir plus sur François Rivière et Frédéric Rébéna
Pourquoi on aime : Si aujourd’hui les éditions Robert Laffont sont depuis longtemps entrées au panthéon de l’édition française, à l’origine, il n’y avait qu’un jeune homme de vingt-quatre ans, tout droit sorti de la prestigieuse école de commerce HEC et qui avait "tout fait trop tôt". Un jeune homme qui aurait pu se contenter d’un poste confortable dans l’industrie maritime, mais décida d’arrêter de se "laisser glisser sans jamais rien choisir véritablement" et monta, du jour au lendemain, sa propre maison d’édition. C’était il y a soixante-dix ans exactement. Cette histoire a tout d’une success story à l’américaine, et pourtant : c’est à Marseille, et nulle part ailleurs, qu’elle a commencé. Au-delà des succès d’édition et des prix littéraires, c’est donc toute une philosophie de vie qu’incarne la figure tutélaire de Robert Laffont. Une philosophie que le héros de cette histoire résume lui-même en ces mots : "Mon bilan est celui d’un homme fidèle à l’enfant qu’il fut, avec ses illusions, ses impulsions, ses craintes et ses joies, qui a accompli ce qu’il avait décidé de faire et qui surtout – surtout ! – ne s’ennuie jamais."
Le bémol : Robert Laffont était un éditeur à l’instinct formidable, certes, mais aussi un homme d’exception. Or, si L’Attrape-Livres retrace bien l’aventure éditoriale qu’ont été les éditions Robert Laffont, on regrette tout de même que les auteurs ne se soient pas davantage penchés sur le personnage en tant que tel, son caractère et son intimité.
La page à corner : Comme bien souvent dans l’édition, chez les Laffont, l’amour des mots est une histoire de famille. François Rivière l’a bien compris, au-delà de la gloire et de la réussite, la plus grande fierté de Robert Laffont était d’avoir transmis sa passion à trois de ses cinq enfants (p.65).
Emma Aurange
















