L'après "clash" avec Nicolas Bedos : Mathilde Warnier mérite-t-elle tant de haine ?
20/12/2011
Mardi 20 décembre, toute la toile s’est acharnée contre la jeune et jolie étudiante Mathilde Warnier, repérée comme chroniqueuse idéale par Michel Field lors de son clash intello-sensuel avec Nicolas Bedos (voir notre article : Nicolas Bedos défend son livre en insultant une lycéenne).
Mathilde Warnier sous un ciel d'orage
Anxieuse et évidemment trop jeune pour le rôle, la jeune fille de vingt ans avait tenté de défendre le livre d’entretiens d’Enki Bilal et de Christophe Ono-dit-Biot intitulé Ciels d’orage (Ed. Flammarion) (voir notre article sur Ciels d'Orage) sur le plateau de l'émission "Au field de la nuit" sur TF1. Une initiative plutôt courageuse, perçue comme opportuniste et réveillant les toiles d'araignée du web.
Closer s'en prend aux dents jaunes de Mathilde
"On aurait difficilement pu faire plus plat", commente le magazine Closer qui passe aisément du mépris intellectuel aux railleries physiques sur le "joli minois", le "fard à paupière de Mathilde et son rouge à lèvres : un parme désastreux et un rouge orangé (qui en plus jaunissait les dents à la jeune fille)".
Les soupçons de Pure People
"La sacrée menteuse perd ses moyens" se réjouit pour sa part le site Pure People, qui analyse l’effort de dissimulation du stress de Mathilde comme une imitation du "talentueux écrivain et showman Nicolas Bedos" et qui la soupçonne à demi-mot d’avoir été pistonnée sur la première émission. "La jolie Mathilde Warnier était nettement plus à l'aise face à un Bedos provocateur que pour défendre un de ses ouvrages préférés. Étrange. Alors Mathilde avait-elle été mieux préparée la première fois ? On peut se poser la question".
La cruauté du blog du Nouvel Observateur
Mais la palme de la cruauté revient sans doute à Philippe Szykulla, prof blogueur au Nouvel Obs, qui semble avoir oublié, comme le lui rappellent certains de ses commentateurs, que la jeunesse doit bien commettre quelques erreurs avant de mesurer l’étendue de ce qu’elle doit acquérir. "Le moins que l’on puisse dire, commente-t-il sans indulgence, c’est qu'elle nous assène des platitudes qui ne donnent pas envie de lire l'ouvrage. Sous l'œil consterné de deux autres jeunes invités à partager (avec talent) leur coup de cœur pour un livre, elle enchaîne les lieux communs, avec des tics de langage qu'elle ne maîtrise pas et une gouaillerie qui masque ses manques".
On reconnaitra à ce blogueur sans pitié le mérite d’avoir cité le résumé de Ciel d’Orage d’Enki Bilal qui, en effet, manquait à l’intervention décousue de Mathilde Warnier. Mais ce faisant, ne rappelle-t-il pas que le livre d'Enki Billal, au centre de cette toile consensuelle de moqueries, offre précisément un récit d'apprentissage ? Mathilde Warnier, qui défend plutôt humblement le droit à l'apprentissage, mérite-t-elle tant de haine ? La question reste ouverte.
Lauren Malka
















