Haddon Hall : Bowie en BD
26/01/2012
Avec près de cinquante ans de carrière et plusieurs dizaines de tubes planétaires derrière lui, David Bowie est depuis longtemps devenu un véritable dieu du rock. En grand amoureux de Ziggy Stardust qu’il est, le dessinateur Néjib lui rend hommage avec Haddon Hall – Quand David inventa Bowie (Gallimard).
L’auteur en un clin d’œil : Graphiste depuis plus de dix ans, Néjib signe avec Haddon Hall – Quand David inventa Bowie son premier roman graphique. En savoir plus sur Néjib.
Pourquoi on aime : Haddon Hall. Ce nom ne vous dit sans doute rien et pourtant : c’est dans cette grande maison bourgeoise de la banlieue de Londres qu’est né le mythe Bowie. Encore inconnu du grand public malgré quelques succès, le chanteur s’y installe avec sa femme, Angie, au tout début des années 70. Musiciens, amis de passage, famille : comme dans une grande communauté hippie tout le monde vit ici avec une seule idée en tête, enfin parvenir à hisser le grand David tout en haut de l’affiche.
C’est donc par la voix de cette maison aussi biscornue qu’accueillante que l’on découvre le David d’avant Bowie, les enregistrements à n’en plus finir, les soirées entre amis, la drogue, les bœufs autour du piano, la valse des producteurs, mais aussi les fausses joies et les bonnes surprises de ce jeune chanteur qui avait encore tout à prouver.
Reste que ça n’est pas seulement l’ascension d’un géant que raconte Néjib, mais toute une époque. Une époque aux couleurs pop et acidulées, insouciante, où Londres grouillait de futures stars du rock. On croise John Lennon, Marc Bolan et bien sûr Ziggy Stardust. Et on plonge la tête la première dans cette douce mélodie nostalgique.
La page à corner : Impossible pour le couple Bowie de fermer leur porte à un ami. Chaque soirée est donc pour eux une occasion de plus de discuter, rire et jouer de la guitare autour d’un bon dîner : "Le soir même, la joyeuse troupe dépensa le reste de ses économies dans un dîner digne d’un châtelain. L’insouciance était le credo de ces jeunes gens modernes. Il n’y avait nul Judas dans cette tablée… Que des apôtres de la POP !" (p. 59).
Emma Aurange

















