George Washington, mauvais client de la New York Society Library
20/04/2010
Si l’on en croit la récente découverte faite par les bibliothécaires de la New York Society Library, le premier président des Etats-Unis d’Amérique, George Washington, n’était pas le roi de la ponctualité.
Il aura fallu attendre que la New York Society Library procède à la numérisation de ses fonds pour que cette affaire, vieille de plus de deux siècles, voit le jour. Tout commence le 5 octobre 1789 : le jeune président des Etats-Unis trompe son ennui en arpentant les rayons de la New York Society Library. Il y fait deux emprunts : Law of Nations, un livre d’affaires internationales, et le douzième tome des Débats à la Chambre anglaise des Communes. Rien de tout ça n’aurait d’importance si, aujourd’hui encore, ces deux ouvrages ne manquaient pas à l’appel.
Le héros de la Guerre d’Indépendance, un mauvais client ? En tout cas, le registre de la New York Society Library ne mentionne aucune date de retour et, malgré de nombreuses recherches, les deux antiquités, qui auraient dû être rendues le 2 novembre 1789, restent introuvables.
Le règlement de la bibliothèque imposant quelques cents de pénalité pour chaque journée de retard, et l’inflation étant ce qu’elle est, l’amende de George Washington s’élèverait aujourd’hui à 300 000 dollars.
Mark Bartlett, le bibliothécaire en chef, se veut rassurant pour les descendants du grand homme : « nous ne recherchons pas activement le paiement des amendes en attente. Mais nous serions très heureux si nous pouvions obtenir le retour des livres ».
Image : Gilbert Stuart
















