Prix Virilo

Eric Chevillard, lauréat du prix Virilo

08/11/2011

Un peu de virilité dans ce monde littéraire de douceur ! Alors que le jury Femina couronnait Simon Liberati à l’hôtel Crillon, le prix Virilo a été remis, non loin de là, lundi 7 novembre, à Eric Chevillard pour son roman Dino Egger (Ed. de Minuit). L’écrivain l’a emporté en finale face à la récente lauréate du Goncourt des Lycéens, Carole Martinez et son Domaine des murmures (Gallimard).

 

Créé en 2006 en réaction au prix Femina, le prix Virilo récompense chaque année "un roman francophone publié dans l’année ayant touché le jury par son audace littéraire, sa justesse, ou toute autre qualité faisant sens". "Le nom "Prix Virilo" est objectivement ridicule, concèdent ses créateurs sur leur site. Mais il ne fait que montrer le grotesque du nom "Femina" et des autres jurys "sexués" ou communautaires…"


Fidèles à sa devise ("un poil dans la main, un livre dans l’autre"), le jury, où le port de la moustache est obligatoire, a tenu à expliquer son choix : "Eric Chevillard réussit avec brio un roman qui dépasse l’exercice -ébouriffant- de style et la parodie biographique, pour nous plonger dans une quête sur le sens des vies géniales, au plus près des Monty Python", a ainsi souligné le plus viril des jurys littéraires. Dans Dino Egger, Eric Chevillard dresse le portrait d'un homme exceptionnel qui aurait pu accomplir de grandes choses… si seulement il avait existé. "Parler sur 200 pages de non-existence tout en restant drôle est extrêmement viril. Si", expliquent les moustachus.

 

 

Eric Reinhardt récompensé du Prix Trop Virilo

 


Le prix Trop Virilo, qui récompense "la plus belle poussée de testostérone (littéraire) parue dans l’année" et  doit "sentir l’homme, l’aigre vestiaire de fin de match" est, quant à lui, revenu à Eric Reinhardt et son Système Victoria (Stock). Là encore, les membres du jury ont tenu à justifier leur choix avec, comme à leur habitude, beaucoup de philosophie et un brin d'ironie : "Eric Reinhardt, c’est la fougue d’un écrivain qui s’apprécie beaucoup. C’est un héros endurant (atteint de priapisme mais qui n’éjacule pas). C’est surtout un héros dont l’éjaculation finale cause la mort du personnage central (Victoria). Ce qui est tout de même donner dans un livre de 500 pages beaucoup de pouvoir à quelques gouttes de sperme. Ca nous a semblé suffisant", concluent les moustachus sur leur site.

 

 

O.S

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