Doris Lessing chez les Staveney
11/03/2010
Après Alfred et Emily, autobiographie rêvée publiée chez Flammarion en 2008, Doris Lessing, monument de la littérature étrangère, revient avec Victoria et les Staveney, roman depuis hier en librairies.
Victoria, jeune fille noire éprouvée par la mort subite de sa mère et de sa tante, se raccroche, des années durant, au souvenir d’une visite éphémère chez les Staveney, riche famille blanche. Quinze plus tard, le miracle se produit. Victoria et Thomas, le fils de maison, ont une liaison. De cette relation qui se voudrait discrète naît très vite une petite fille, Mary, qui, avec sa peau claire et son sourire d’enfant, parvient à séduire les Staveney. Ces derniers réclament de plus en plus souvent la garde de l’enfant et Victoria, croyant faire le bon choix pour sa fille, accepte la proposition sans en mesurer les conséquences.
A tout juste 90 ans, Doris Lessing, lauréate du prix Nobel de littérature en 2007 pour l’intégralité de son œuvre, nous offre un conte moral sur le racisme et l’hypocrisie. Malgré le temps qui passe, Doris Lessing, auteur marquée par la mentalité des colonies britanniques où elle a été élevée, reste fidèle à ses thèmes de prédilection.





















