Disparition de l’écrivain Georges Anglade
15/01/2010
Le monde de la culture n’a pas été épargné par le séisme qui a ravagé Haïti dans la nuit de mardi à mercredi. L’écrivain Georges Anglade et sa femme Mireille Neptune sont décédés à Port-au-Prince, a-t-on appris des organisateurs du festival Etonnants Voyageurs. L’organisation avait par ailleurs annoncé dans un communiqué le 13 janvier l’annulation de la rencontre littéraire suite à la catastrophe.
Originaire de Port-au-Prince Georges Anglade devait quitter Haïti en 1965 pour s’opposer à la dictature des Duvalier. Ecrivain, géographe et politicien, il avait été l’un des fondateurs de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Depuis le retour de la démocratie en Haïti, il avait occupé plusieurs fonctions politiques. Car au plus loin de son île, il n’en oubliait pas ses racines. Profondément attaché à son île natale, il lui rendit maintes fois hommage dans ses écrits, Mon pays d’Haïti (Presses de l'Université du Québec), et Ce pays qui m’habite (Lanctôt).
John Ralston Saul, le Président de l’association d’écrivains PEN international dont faisait partie Georges Anglade, a souhaité honorer son ami dans une lettre-hommage : « C'était un esprit brillant au dynamisme enthousiaste, ce qui l'avait amené à poursuivre sa lutte pour la littérature et pour la liberté. Il était une véritable force de la nature; c'est sans doute la raison pour laquelle j'accepte avec tant de difficulté qu'il soit maintenant disparu ».
















