Camus dans la poche
21/01/2010
Si vous ne l'avez jamais lu, c'est le moment où jamais. La déferlante Albert Camus a gagné les lecteurs, qui découvrent ou redécouvrent avec bonheur l'oeuvre du prix Nobel de littérature.
Ces jours-ci, caracolent en tête des ventes deux livres qui ne sont pas nés d'hier, L’Etranger et La mort heureuse. Rien de surprenant pour le premier, qui serait un des livres de poche les plus vendus en France (6 millions d'exemplaires écoulés), notamment grâce à la prescription scolaire. Pour le second, c'est plus étonnant. "Ce roman n'existait jusqu'ici qu'en Pléiade et dans les Carnets d'Albert Camus. S'il ne s'agit pas d'une oeuvre majeure de Camus, elle renferme des pages solaires admirables, dignes de Noces. Elle annonce par ailleurs, par la réflexion sur la liberté et la place de l'individu dans le monde, l'oeuvre à venir du futur Prix Nobel", explique Louis Chevaillier, responsable de la littérature contemporaine chez Folio.
Dominique Cara, directrice de la Librairie La Hune, à Paris, a constaté de son côté une recrudescence des ventes des livres d’Albert Camus. En décembre, on s'est arraché les Œuvres Complètes en Pléiade, L’Etranger et Le premier homme, en poche comme en grand format.
Les lecteurs semblent avoir « redécouvert l’homme », dit Dominique Cara, à travers de nombreux dossiers des magazines et émissions littéraires, un téléfilm sur la face cachée d’Albert Camus diffusé sur France 2 le 6 janvier, et les commémorations autour des cinquante ans de sa disparition. Il y a aussi les nombreuses publications et republications, en particulier Albert Camus. Solitaire et solidaire (Michel Lafon), le très bel album réalisé par sa fille, Catherine Camus et le carnet à quatre mains La postérité du soleil (Gallimard), né de l’amitié d’Albert Camus et de René Char.
Image: New York World-Telegram and the Sun Newspaper Photograph Collection
















