BHL, flatté par le New York Times ? Impossible !
12/12/2011
On n’est jamais mieux servi que par soi-même. C’est apparemment le dicton de Bernard-Henri Levy et son principe de survie dans un monde qui veut sa peau.
"Brillantly done !"
En voyage en Angleterre pour faire la promotion de son livre Ennemis publics (Ed. Grasset), co-écrit en 2008 avec Michel Houellebecq et traduit sous le titre Public enemies aux éditions Atlantic Books, le philosophe français aurait pris l’initiative, avec son éditeur, d’inscrire sur la 4e de couverture de son livre la seule portion ironiquement élogieuse de la critique du New York Times par Ian Buruma : "Brillantly done". Ils n’y verront que du feu alors pourquoi se priver, a-t-il pensé, très certainement.
Brillant, oui, mais surtout très comique !
C’était sans compter la vigilance des journalistes du Guardian qui, étonnés de voir tant de bienveillance à l’égard de cet "ennemi public" autoproclamé, a retrouvé le contexte exact de cette citation. Et le contexte, on le sait, se révèle souvent éclairant : "Ce livre pourrait se lire comme un roman comique, a en fait écrit Ian Buruma, une brillante satire de la vanité des écrivains (…) Tout cela est brillamment fait. Mais je crains que rien n'y soit conçu pour être lu comme un roman comique. Tout est ici d'une gravité sans faille".
Mais après tout, pourquoi se gêner ? N’est-il pas légitime, voire vital, pour un "ennemi public", de ne pas regarder la réalité en face, de n’écouter que les louanges et de fermer l'oreille aux calomnies ? La question reste ouverte.
L.M.
















