Aurélie Filipetti

Aurélie Filippetti : derrière le ministère, le roman

18/05/2012

La nouvelle ministre de la Culture, la normalienne et agrégée Aurélie Filippetti, est aussi une romancière dont les livres ont été salués par la critique.

 
Elle est normalienne, agrégée de lettres classiques, députée de Moselle et désormais ministre de la Culture du gouvernement de Jean-Marc Ayrault depuis la passation de pouvoirs avec son prédécesseur Frédéric Mitterrand qui s’est déroulée le 17 mai. Mais Aurélie Filippetti, 38 ans, est aussi romancière. Ses deux livres, parus chez Stock en 2003 et 2006, ont été très remarqués et affirmaient déjà les préoccupations sociales de cette femme de lettres et de politique.
 
Le succès avec la lutte ouvrière
 
Les derniers jours de la classe ouvrière, dans lequel cette fille et petite-fille de mineurs a voulu rendre hommage au monde ouvrier, avait connu un grand succès lors de sa sortie à la rentré 2003. Le Figaro rappelle qu’Edmonde Charles-Roux de l’Académie Goncourt avait alors été très généreuse en compliments à l’égard de la primo-romancière : "Procédant par touches vives et fortes, Aurélie Filippetti nous livre l'histoire de près d'un siècle de lutte ouvrière dont elle tire ce premier roman, parfaitement contrôlé, d'une grande sobriété et qui sauve de l'oubli un monde en pleine crise", écrivait-elle alors.
 
L’ouvrage raconte l’histoire d’une famille italienne immigrée dans les mines de lorraine jusqu’à la fermeture de la dernière usine de sidérurgie. L’argument résonne encore d’autant que la victoire de la gauche en 1981 y est notamment relatée. 
 
Un deuxième roman plus confidentiel
 
Le thème social semblait lui réussir et Aurélie Filippetti aurait peut-être dû poursuivre dans cette voie car son deuxième livre, au thème un peu plus universel, n’a pas recueilli autant de suffrages auprès du lectorat et de la critique. Un homme dans la poche, paru chez Stock en 2006, raconte la liaison entre une jeune mère célibataire issue d’un milieu modeste et d’un homme marié plutôt bourgeois et père de deux enfants. 
 
L'auteur avait également signé une préface d'un livre de photographies sur les mines ainsi qu'une nouvelle sur les problèmes de logement.
 
Pour souligner l’amour de la littérature qui relie l’actuelle ministre et son prédécesseur, Aurélie Filipetti a offert à Frédéric Mitterrand le dernier livre d’Erri de Luca, Et il dit, et a rendu hommage à Carlos Fuentes, le grand écrivain mexicain récemment décédé
 
Attendons de voir, à présent, quelle politique du livre la jeune ministre compte mettre en place. 
 
N.S
 

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21/04/2014

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