Adélaïde de Clermont-Tonnerre, 40ème lauréate du prix Maison de la Presse
20/05/2010
Le 40ème prix Maison de la Presse a été décerné hier soir à Adélaïde de Clermont-Tonnerre pour son premier roman, Fourrure, publié en janvier dernier aux Editions Stock.
A la une des journaux : le suicide de la grande écrivaine Zita Chalitzine, retrouvée en état de décomposition avancé dans sa voiture. Sa fille, Ondine, se retrouve à vider l’appartement de sa mère avec qui elle avait coupé les ponts depuis dix ans. Dans ce capharnaüm, elle découvre un manuscrit. Au fil des pages, elle lit l’histoire de sa mère, fille de concierge devenue romancière à succès. En toile de fond : le Paris des années 70, les trente glorieuses, la jeunesse désenchantée, les soirées arrosées et la drogue.
A 34 ans, la normalienne Adélaïde de Clermont-Tonnerre a signé avec Fourrure un premier roman encensé par la critique. Un succès doublement récompensé puisqu’elle avait déjà reçu, en avril dernier, le Prix Bel Ami. Hier, c’est sous le regard ému du Président du jury, Jean d’Ormesson, qu’elle s’est vue décerner le 40ème prix Maison de la Presse. Une victoire qui lui assure de « devenir le livre de l’été par excellence » puisque dorénavant c’est le SNDP (Syndicat National des Dépositaires de Presse) en personne qui se chargera de la promotion du livre.
Etaient également en compétition : Olivier Merle pour Noir négoce, Adrien Goetz pour Le coiffeur de Chateaubriand, Lionel Duroy pour Le chagrin, Gilles Leroy pour Zola Jackson et Patrick Bard pour Orphelins de sang.
Depuis 1970, le prix Maison de la Presse distingue « une œuvre originale, la qualité d’une écriture, la singularité d’un auteur et le degré de complicité que celui-ci entretient avec ses lecteurs ». Mais aussi de grands noms auxquels Adélaïde de Clermont-Tonnerre a la chance de succéder : Jean Teulé, Katherine Pancol, Pierre Assouline, Daniel Pennac, ou encore René Barjavel.

















